vendredi 31 mai 2013
jeudi 30 mai 2013
mercredi 29 mai 2013
Mercredi 29 mai : gants et bonnet !
Aujourd'hui, 29 mai, j'ai vu quelqu'un se promener avec des gants et un bonnet.
Je me suis frotté les yeux, ... puis me suis reconnue dans le miroir.
"Pâques sous la pluie, Mai en après-ski" ?
Hier, c'était l'été : la bière coulait à flots, les Munichois faisaient du pédalo, et les nudistes prenaient le soleil dans les jardins publics...
Conclusion : perdre ce qu'on croyait acquis est tellement plus douloureux qu'attendre, même impatiemment...
Je me suis frotté les yeux, ... puis me suis reconnue dans le miroir.
"Pâques sous la pluie, Mai en après-ski" ?
Hier, c'était l'été : la bière coulait à flots, les Munichois faisaient du pédalo, et les nudistes prenaient le soleil dans les jardins publics...
Conclusion : perdre ce qu'on croyait acquis est tellement plus douloureux qu'attendre, même impatiemment...
Lundi 27 mai : Georgianum
Aujourd'hui, nous sommes invités au Georgianum.
Il s'agit d'une institution soeur de notre propre fondation, créée au milieu du XIXème siècle pour permettre à une quarantaine de séminaristes d'étudier dans de bonnes conditions.
Aujourd'hui, elle accueille une dizaine de séminaristes, une vingtaine de prêtres déjà ordonnés mais poursuivant leurs études à l'Université de Munich, et une quinzaine d'étudiants profitant d'un magnifique cadre de vie sans toutefois étudier la théologie.
Autant dire que peu de femmes pénètrent en ces lieux : nous comprenons bien l'honneur qui nous est fait !
La salle à manger est agréable : on s'y assoit à des tables de 4, favorisant les échanges.
A la mienne :
- un prêtre américain tout excité de visiter cet été les sanctuaires de Lourdes, Lisieux, Lyon et Rome
- un prêtre indien que sa congrégation a décidé, un peu arbitrairement, d'aguerrir en l'envoyant passer quelques années dans la charmante bourgade franconienne de Bamberg ;
- un séminariste hongrois qui sera ordonné dans deux ans. Mais d'abord, précise-t-il "ich werde heiraten". Immédiatement, je mets en doute mon allemand, me reprochant de ne pas connaître la polysémie du verbe heiraten : étant entendu qu'un séminariste n'envisage pas de convoler avant d'être ordonné, heiraten doit avoir un sens différent dans un contexte religieux.
Tout content de son effet, le jeune homme précise qu'il est en fait catholique, mais du rite grec, de sorte que les prêtres ont le droit de se marier et d'avoir une vie de famille.
Il évoque l'ex-président de la République française, fier qu'un représentant de son pays d'origine ait occupé une haute fonction. S'il partage ses opinions politiques ? Il s'étonne en tout cas de sa politique d'expulsions des Roms alors qu'il en partage selon lui l'origine.
Et moi, que pensé-je de la politique de François Hollande en faveur du mariage pour tous, interrogent-ils ?
Étrange, de voir ce que les étrangers retiennent de la politique française...
Après le repas, nous visitons la collection d'art privée de la fondation.
Au XIXème siècle, on considérait que les jeunes séminaristes devaient être initiés à l'art religieux et s'imprégner de la piété de leurs ancêtres : on décida donc d'installer les œuvres d'art jusque dans les chambres des séminaristes, afin que l'art fasse réellement partie de leur vie quotidienne.
Aujourd'hui, la plupart sont rassemblées dans ce musée privé, exceptionnellement ouvert au public ; les plus intéressés ont même eu le droit de s'y laisser enfermés, afin de profiter à leur gré de cette ambiance particulière.
Date de création des œuvres photographiées : XVème ou XVIème siècle.













Il s'agit d'une institution soeur de notre propre fondation, créée au milieu du XIXème siècle pour permettre à une quarantaine de séminaristes d'étudier dans de bonnes conditions.
Aujourd'hui, elle accueille une dizaine de séminaristes, une vingtaine de prêtres déjà ordonnés mais poursuivant leurs études à l'Université de Munich, et une quinzaine d'étudiants profitant d'un magnifique cadre de vie sans toutefois étudier la théologie.
Autant dire que peu de femmes pénètrent en ces lieux : nous comprenons bien l'honneur qui nous est fait !
La salle à manger est agréable : on s'y assoit à des tables de 4, favorisant les échanges.
A la mienne :
- un prêtre américain tout excité de visiter cet été les sanctuaires de Lourdes, Lisieux, Lyon et Rome
- un prêtre indien que sa congrégation a décidé, un peu arbitrairement, d'aguerrir en l'envoyant passer quelques années dans la charmante bourgade franconienne de Bamberg ;
- un séminariste hongrois qui sera ordonné dans deux ans. Mais d'abord, précise-t-il "ich werde heiraten". Immédiatement, je mets en doute mon allemand, me reprochant de ne pas connaître la polysémie du verbe heiraten : étant entendu qu'un séminariste n'envisage pas de convoler avant d'être ordonné, heiraten doit avoir un sens différent dans un contexte religieux.
Tout content de son effet, le jeune homme précise qu'il est en fait catholique, mais du rite grec, de sorte que les prêtres ont le droit de se marier et d'avoir une vie de famille.
Il évoque l'ex-président de la République française, fier qu'un représentant de son pays d'origine ait occupé une haute fonction. S'il partage ses opinions politiques ? Il s'étonne en tout cas de sa politique d'expulsions des Roms alors qu'il en partage selon lui l'origine.
Et moi, que pensé-je de la politique de François Hollande en faveur du mariage pour tous, interrogent-ils ?
Étrange, de voir ce que les étrangers retiennent de la politique française...
Après le repas, nous visitons la collection d'art privée de la fondation.
Au XIXème siècle, on considérait que les jeunes séminaristes devaient être initiés à l'art religieux et s'imprégner de la piété de leurs ancêtres : on décida donc d'installer les œuvres d'art jusque dans les chambres des séminaristes, afin que l'art fasse réellement partie de leur vie quotidienne.
Aujourd'hui, la plupart sont rassemblées dans ce musée privé, exceptionnellement ouvert au public ; les plus intéressés ont même eu le droit de s'y laisser enfermés, afin de profiter à leur gré de cette ambiance particulière.
Date de création des œuvres photographiées : XVème ou XVIème siècle.
Phrases du jour :
"Tu pourras toujours revenir, si l'Eglise catholique ouvre la prêtrise aux femmes, que tu te destines au sacerdoce, et que tu choisis d'étudier à Munich... Mais peut-être que tu ferais mieux de profiter de cette exposition dès aujourd'hui !"
dimanche 26 mai 2013
samedi 25 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
Vendredi 24 mai : Englischer Garten
2 mai : Abendessen
Typisch bayerisch, mit Leberkäse, oder eher französische Torte, mit frischem Gemüse?
Phrase du jour :
"Ah, tu lis 'De l'inconvénient d'être né', de Cioran ? Ca n'a pas l'air gai..."
jeudi 23 mai 2013
Jeudi 23 mai : Übersetzungskurs
Se réjouir qu'un prof d'université allemand se mette à parler spontanément de l'ENS ;
Froncer les sourcils en l'entendant évoquer "une bibliothèque minuscule, au premier étage à gauche de la 'Cour aux poissons' ";
.. Et regretter qu'il ait raison lorsqu'il mentionne "les étudiants en peignoir et transportant leur gel douche que croisent les chercheurs en sortant de leur salle de conférence".
Froncer les sourcils en l'entendant évoquer "une bibliothèque minuscule, au premier étage à gauche de la 'Cour aux poissons' ";
.. Et regretter qu'il ait raison lorsqu'il mentionne "les étudiants en peignoir et transportant leur gel douche que croisent les chercheurs en sortant de leur salle de conférence".
Phrase du jour :
" 'Gebäude' se traduit aussi bien par 'bâtiment' que par 'édifice', mais ces deux termes ne sont pas exactement synonymes. Ainsi, pour parler de l'ENS comme institution en plein coeur du Vème, avec Cour aux poissons et bibliothèques, on parlera d' 'édifice'; on revanche, si on évoque les fuites dans les douches, on préférera le terme de 'bâtiment'. "
Mardi 21 mai : Abschiedstag
Avant de rentrer en Allemagne, c'est le moment de checker sur ma to-do-liste quelques achats et emplettes qui ne peuvent être faits qu'en France :
- La librairie-capharnaüm, dans laquelle j'ai déjà passé tellement de temps à feuilleter les ouvrages et détailler les 4èmes de couverture qu'elle m'apparaît plus comme une "library" anglaise que comme un magasin inséré dans un système capitaliste et mercantile (mercantile car capitaliste ; capitaliste donc mercantile.). J' y acquiers quelques chefs d'oeuvre que j'exporte vers l'Allemagne, pour enchanter les après-midis de pluie.
- La papeterie traditionnelle, où l'on trouve ces stylos si particuliers, Bis à pointe très fine, impossibles à acheter à Munich.
- La parfumerie dans laquelle je n'ai jamais acheté qu'un seul parfum, aux mêmes vendeuses, depuis des années.
- La boutique de fringues à la vendeuse si disponible qu'elle finira par m'habiller de la tête aux pieds et sur mesure, ceinture et chaussures comprises.
- Le coiffeur, puisque je ne me sens pas capable de "consulter" en Allemagne : quand je considère à quel point j'ai du mal à saisir le sens de certains propos de coiffeurs français, je réalise combien je risquerais de me sentir perdue chez un coiffeur allemand...
- La librairie-capharnaüm, dans laquelle j'ai déjà passé tellement de temps à feuilleter les ouvrages et détailler les 4èmes de couverture qu'elle m'apparaît plus comme une "library" anglaise que comme un magasin inséré dans un système capitaliste et mercantile (mercantile car capitaliste ; capitaliste donc mercantile.). J' y acquiers quelques chefs d'oeuvre que j'exporte vers l'Allemagne, pour enchanter les après-midis de pluie.
- La papeterie traditionnelle, où l'on trouve ces stylos si particuliers, Bis à pointe très fine, impossibles à acheter à Munich.
- La parfumerie dans laquelle je n'ai jamais acheté qu'un seul parfum, aux mêmes vendeuses, depuis des années.
- La boutique de fringues à la vendeuse si disponible qu'elle finira par m'habiller de la tête aux pieds et sur mesure, ceinture et chaussures comprises.
- Le coiffeur, puisque je ne me sens pas capable de "consulter" en Allemagne : quand je considère à quel point j'ai du mal à saisir le sens de certains propos de coiffeurs français, je réalise combien je risquerais de me sentir perdue chez un coiffeur allemand...
Phrase du jour :
"Et en fait vous utilisez quoi comme shampoing ?"
| Comme une hésitation... |
Lundi 20 Mai : comatage et retour en enfance
Phrase du jour :
"Les années sont passées, pleines de virages et de tournants, et chaque soit je persiste à prendre la plume pour écrire ; je m'évertue encore à essayer de comprendre qui je suis ; je continue à me promettre : 'la prochaine fois, je ferai mieux', dans ma certitude orgueilleuse et typiquement humaine qu'il me sera offert une prochaine fois."
(Robin Hobb - tome 9 page 8)
Inscription à :
Commentaires (Atom)
