Kézaco?
La Glyptothek est un musée construit par le roi Ludwig I. au début du XIXème siècle et rassemblant plus de mille ans de sculpture grecque et romaine. Son nom vient du grec ancien γλυπτός / gluptós, « objet gravé » (comme me l'a appris ma jeune prof de grec de lycée alors que je visitais en sa compagnie le musée de Syracuse).
La Sehschule est une forme de cours originale : nous allons déambuler dans le musée à la suite de notre professeur qui commentera pour nous certaines statues.
Ayant déjà visité plusieurs musées de ce type en regrettant mon manque de culture à l'égard de cette forme d'art particulière, je me réjouis de profiter de mon séjour munichois et de la liberté qu'offre l'université pour combler certaines de mes lacunes.
Je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée : sur la vingtaine d'étudiants autorisés à suivre cet enseignement, un quart sont étrangers (un Japonais, un Anglais, une Italienne, et deux Françaises), et un cinquième vivent à la Stiftung.
Après un premier tour dans le musée, le professeur nous demande de choisir (1) un partenaire de travail et (2) une statue que nous aurons envie de présenter à l'ensemble du groupe. En ce qui me concerne, les critères de sélection de l'un ne correspondent pas tout à fait aux critères de préférence de l'autre, mais je suppose que c'est le cas pour certains esthètes.
Toujours est-il qu'un jeune Autrichien et moi avons jeté notre dévolu sur la même statue, une représentation de l'empereur Domitien "in heroischer Nacktheit": J. paraît charmant, tout enthousiaste de se divertir de ses études de droit bien arides grâce à cette initiation à l'histoire de l'art. La rencontre d'un étudiant sympathique, voilà l'un des (seuls) vrais avantages du travail en groupe !
Dans l'après-midi, alors que je travaille très sérieusement sur un texte un peu rébarbatif, un rayon de soleil frappe soudain à la fenêtre : peut-être le dernier avant l'arrivée de l'hiver ? Je ne peux laisser passer une telle occasion et remets mon travail à plus tard !
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Bonus :
Les Bavarois, si "evangelisch" soient-ils ("evangelisch" valant comme synonyme pour "open minded", comme chaqcun sait), semblent si fiers de leur propre lanque qu'ici même les chants de Taizé sont traduits dans la langue de Goethe.
Verwirrend, oder ?
A Taizé, c'est notamment le fait de chanter dans une autre langue que la sienne des paroles qu'on connaît depuis l'enfance qui invite à re-découvrir le sens de celles-ci ; j'aime chanter en allemand en Bourgogne ou à Madrid ; à Munich, je regrette un peu de ne pas entendre la version originale de ces quelques "hits".
Bless the Lord, my Soul, and Bless God's Holy Name...
Nada te turbe, Nada te espante... (Version JMJ) (NB: drapeau bavarois agité sur la Place de Cibeles à 4:10)
In manus tuas Pater, commendo spiritum meum.







Pas de photo de la statue dans sa nudité héroïque ?
RépondreSupprimerJe comprend mieux le changement de photo facebook. Alors comme ça tu te laisses distraire par un beau soleil ? T'as bien raison, ici aussi il y a du soleil et ça donne franchement envie de sortir.
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