Grâce à elle, Laura et moi avons déjà été acceptées, en tant qu'étudiantes étrangères, à la Ludwig-Maximilians-Universität : il ne nous reste plus qu'à leur apporter la preuve que nous existons, et à payer.
Du moins était-ce que, naïvement, nous croyons.
Les Allemands étant apparemment très prévenants, ils tiennent absolument à ce que nous apportions la preuve que nous sommes effectivement assurées. Peu importe que notre centre de sécurité sociale soit français : nous avons besoin d'un "certificat" accordé par une Krankrenkasse allemande. Nous avons un peu de mal à comprendre cette consigne, sommes renvoyées de la porte 20 à la porte 24, puis de la Ludwigsstraße vers l'Amalienstraße.
Je tremble à l'idée que mon "Ersatzpapier", remplaçant la carte d'identité que je me suis fait voler, soit refusé, mais tous se montrent compréhensifs : on consulte même une Française, qui certifie combien les délais français sont longs pour obtenir le renouvellement de ses papiers, avant de m'annoncer avec un grand sourire que j'aurai bien l'honneur d'être étudiante à la LMU pour le Wintersemester.
Après plus de 4 heures d'attente, nous obtenons donc la confirmation tant attendue : tout a bien été fait dans les règles, de sorte qu'il ne nous reste plus qu'à payer ; mais demain : les bureaux n'étant ouverts que de 8 heures à 10 heures (voire de 8 heures à 8 heures 30, avons-nous parfois lu !), il faudra revenir.
Malgré l'aspect relativement frustrant de cette attente, cette matinée fut agrémentée par la compagnie optimiste de Laura, la rencontre d'une jeune juriste britannique habitant en Allemagne avec son copain depuis janvier, d'un jeune philosophe-logicien autrichien ne sachant pas ce que commémore la Fête Nationale de son pays*, et d'un jeune Lorrain passant le barreau le mois prochain et s'inscrivant à la LMU pour avoir un "plan B" : le fait qu'il soit passé par une Hypokhâgne B/L, et qu'il ait étudié à Strasbourg me le rend sympathique ; il craint de ne pouvoir revenir payer le lendemain, et de ne pas pouvoir s'inscrire : je lui propose donc de lui avancer les 500 € nécessaires. Ma compatriote est plus sceptique, et me met en garde contre des dangers que j'aurais à peine imaginés. Heureusement (pour lui ? pour moi ?), il lui suffira en fait d'effectuer un virement à distance.
Nous rentrons manger au Max. ; accueillies avec chaleur par Herr H. ("Abiturient" en 1957), nous réalisons encore mieux à quel point les gens qui nous entourent se montrent tous prévenants et accueillants
Les pâtes que nous dégustons, à 14 heures, se révèlent excellentes : après les épreuves du matin, ce réconfort est bienvenu.
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| Meilleures pâtes à la sauce tomate depuis longtemps ! |
En fin d'après-midi, nous retournons à l'Université für eine "Informationsveranstaltung für ausländische Studenten" : l'énumération des difficultés rencontrés par les non-Européens permet de réaliser combien l'appartenance à l'Union européenne facilite les séjours d'étude à l'étranger.
En soirée, courses au HIT du coin : occasion de se promettre d'inviter un jour Arnaud, Luc, Thony et autres membres de la famille Behel à une dégustation bavaroise !
En soirée, courses au HIT du coin : occasion de se promettre d'inviter un jour Arnaud, Luc, Thony et autres membres de la famille Behel à une dégustation bavaroise !
* La fête nationale autrichienne est le 26 octobre. C’est la date anniversaire du vote de la loi relative à la neutralité permanente de l’Autriche en 1955.





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