Projeter l'extrait de l'adaptation cinématographique (pour une fois le mot allemand compte moins de lettres : "Verfilmung") de Die Blechtrommel est donc relativement laborieux.
Cela en vaut pourtant la peine : c'est l'occasion de remarques intéressantes concernant la fonction de narrateur, et le pouvoir de suggestion de l'image.
(On s'en convaincra en visionnant l'extrait : Wie Oskars Mutter gezeugt wurde)
L'enseignant compare cet incipit à celui des nouvelles de Thomas Mann, avant de proposer une analyse synthétique de celles-ci. Il prétend qu'au coeur de chacune se trouvent des réflexions essentiels concernant la maladie, l'érotisme, l'intellectuel et l'art. Rapportée hors contexte, cette énumération n'a sans doute rien de grandiose ; mais c'est bon d'entendre un passionné expliquer ce en quoi il croit. Je me promets de vérifier sa théorie en me mettant à lire au plus vite les nouvelles mentionnées !
L'après-midi, un professeur est absent : je me réjouis comme une collégienne, et en profite pour aller me promener dans l'Englischer Garten :
En rentrant, je reste en arrêt devant des Munichois complètement fêlés : quand on pense aux dangers complètement absurdes auxquels ils s'exposent en tentant (péniblement) de surfer sur les rapides provoqués par un vague barrage...!
Phrase du jour :
"Liebe zwischen Mann und Frau ist die Basis der Gesellschaft. So Thomas Mann."







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