Je suis inscrite à la Sorbonne !
Cette nouvelle est fabuleuse : j'ai presque eu l'impression d'intégrer une seconde fois !
Merci à toutes les personnes qui ont pu contribuer, de près ou de loin, à ce succès !
A H. qui a fait tamponner mon formulaire administratif, à J. qui a bien voulu relier le XVIIème et le Vème, à M. qui a réceptionné, imprimé, et déposé la liasse de documents exigés.
Aujourd'hui, j'ai cependant vérifié que l'inscription pédagogique avait fonctionné.
- Bonjour, avez-vous bien reçu le mail envoyé début novembre ? celui envoyé hier soir ?
- Je n'étais pas là début novembre, j'étais en vacances. Et je n'ai pas regardé mes mails aujourd'hui. Rappelez dans 10 minutes.
[10 minutes plus tard]
- Je n'ai pas eu votre mail. Vous n'avez pas dû l'envoyer à la bonne adresse.
- Pardon, il s'agit de l'adresse qui figure à 3 reprises sur le sites Internet de l'UFR...
- Oh putain de merde c'est pas vrai... Mon nom est trop compliqué, je ne peux pas vous épeler cette adresse. Débrouillez-vous pour la trouver. Et n'écorchez pas mon nom de famille multi-composé et à consonances russes : cela m'irrite !
- Très bien. Juste : pourrez-vous m'envoyer un accusé de réception, lorsque vous aurez lu mon mail ?
- Il ne manquerait plus que ça ! Si vous ne recevez aucun message d'erreur, c'est que je l'aurai bien reçu !
... Bien sûr, mon opinion est sans doute biaisée ; certes, la crainte d'avoir à affronter ce type de discussion nuit à la promptitude de mes réactions, et ma honte d'être à la limite de l'hors-délais n'arrange rien. N'empêche que cette terreur que fait régner la fac française est horripilante. Même celui qui se croyait parfaitement en règle se met à douter de sa légitimité.
Que les adresses e-mails de la Sorbonne soient fausses ou non relevées me paraît délirant : la comparaison n'est pas toujours bienvenue, certes, mais les quelques mails envoyés à Munich à professeurs, élèves ou Help-Desk ont trouvé une réponse chaleureuse...
A part ça , toutefois, ma journée était belle.
J'ai beaucoup aimé mon cours de traduction du français vers l'allemand.
Nous avons réfléchi à des expressions comme
"l'odeur de la bouche de mon père",
et distingué entre
- "der Duft des Mundes meines Vaters" : le parfum de la bouche de mon père
- "der Mundgeruch meines Vaters" : l'haleine fétide de mon père
- "der Geruch des Mundes meines Vaters" : l'odeur de la bouche de mon père, effectivement.
Nous nous sommes aussi confrontés à la "comptine" d'enfant :
"la petite bête qui monte qui monte qui monte kirikiriki !"
Rendue par "Das kleine Tierchen, das nach oben krabbelt, nach oben krabbelt, nach oben krabbelt, kille kille kille !"
Ou à des expressions plus simples mais que les Allemands traduisent avec suubtilité :
"Un mauvais départ" devient "Kein guter Anfang" ;
et "J'étais un produit d'avant-guerre", plutôt que "Ich bin ein Produkt des Vorkriegs", se traduit par "Ich bin ein Erzeugnis [man hört "zeugen"] der Vorkriegszeit."
Bref : plaisir d'entendre des natifs défendre leurs options de traduction.
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